Pèlerinage à Nevers

Le samedi 12 février à 7h du matin un car nous emportait à Nevers. Cinq des pèlerins m’ont transmis quelques réflexions sur cette journée… je m’en sers pour vous transmettre un bref compte rendu et une photo de groupe… Jordi

« Quelle belle journée !

« Nous avons eu la chance d’avoir un magnifique soleil qui nous a accompagné presque toute la journée, réchauffant les cœurs des uns et des autres.

« Quelle paix en visitant ce domaine paisible qu’est la maison-mère des sœurs de la Charité avec son petit musée qui vaut le détour.

« Et surtout quelle ambiance de prière joyeuse tout au long de ce voyage dans le car avec ses 53 pèlerins du secteur de Longjumeau, de 10 à 77 ans qui ont su donner à cette journée de par leur présence un témoignage vivant de notre foi”.

« Je suis allée à Montligeon et à Tours avec les pèlerins de Longjumeau, rien à voir avec Nevers. Ce jour là, à Nevers, j’ai eu le sentiment d’avoir vécu une journée de bonheur et de partage. Tout d’abord par l’excellent accueil de soeur Isabelle qui a su nous parler d’une façon passionnée et passionnante de Bernadette.

« Jeune bergère vivant dans la misère, devenue “star” avec les 18 apparitions de la « belle dame ». Au début moquée et méprisée par les autorités locales puis reconnue, honorée et harcelée par une foule de personnes qui venaient lui demander de faire des miracles…

« Elle dût fuir sa ville natale pour rejoindre, à 22 ans, la maison-mère des Sœurs de la Charité, congrégation qu’elle a choisie justement parce que les soeurs ne l’avaient pas (comme d’autres) pressée de venir chez elles !

« Ce fut une très belle journée et je l’ai d’autant plus appréciée que soeur Isabelle qui nous a reçu et guidé tout au long de la journée fut très intéressante.

« Au travers de toutes ces explications, elle nous a fait bien découvrir Bernadette pour quelqu’un comme moi qui ne l’a connaissait pas du tout.

« J’ai beaucoup apprécié que soeur Isabelle ne cherchait pas à nous faire “adorer” Bernadette ou Marie. A chaque fois elle insistait bien sur le fait que Bernadette n’a pas fait de miracles mais que c’est sa totale confiance en Dieu qui fait sa sainteté.

« Même s’il est émouvant de se recueillir devant la châsse où elle repose, c’est dans tous les lieux du couvent où elle a vécu qu’on la sent présente.

« Par exemple, dans le jardin où elle aimait prier devant la statue de N.D. des eaux (qui, les bras ouverts comme pour attirer à elle, ressemblait bien davantage à la “belle dame” qui lui était apparue, que la statue “traditionnelle” de la grotte de Lourdes), ou encore et peut-être surtout, dans l’ancienne infirmerie où elle à tant souffert physiquement !

« Bernadette aurait voulu être au plus près des pauvres et malades pour les soigner, les soutenir. Les maladies qui la rongeaient ne lui ont pas permis d’aller “sur le terrain”. Mais elle avait sa façon à elle de soulager: elle avait cette grâce de par les propos qu’elle tenait, de réconforter, rassurer, tonifier.

« Épuisée par ses douleurs, elle mourut, épuisée et tourmentée, à l’âge de 35 ans, à Nevers, formulant la crainte d’avoir été infidèle aux moments de grâce qui lui ont été offerts dans la vie.

« A la fin de cette rencontre, la phrase de Bernadette que j’ai retenue et que je me force à garder en mémoire depuis samedi c’est : “Elle m’a regardé, elle me parlait comme une personne parlant à une autre personne”. ça c’est une parole forte.

« Pour moi, ce que j’ai retenu de cette journée et que la religieuse a voulu passer comme message : « Dieu est amour, il est toujours là, il faut l’invoquer jusqu’à notre dernier souffle quand bien même nous pensions qu’il est loin. »

« Comme dit si bien Mère Teresa “Moins nous avons, plus nous donnons. Cela parait absurde mais c’est la logique même de l’amour.”

« Sainte Bernadette est notre plus bel exemple.

« Merci pour ce beau pèlerinage très enrichissant. »

VYNCE

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Signes, symboles, paroles de la messe (12) : …et du Saint Esprit.

A la messe, pour aller au Père par le Christ nous faisons appel à l’Esprit.

Sans l’Esprit nous ne pouvons rien faire. Il est notre moteur, notre appui. C’est lui qui nous permet d’appeler Dieu : Abba – Père.

C’est lui , l’Esprit qui agit au cours de la prière eucharistique pour rassembler un peuple en corps du Christ.

C’est toujours lui, l’Esprit, qui agit par ce Corps pour la consécration du pain et du vin en corps et sang du Christ.

En agissant au coeur de la communauté, l’Esprit Saint nous renouvelle, nous raffermit, nous tourne résolument vers l’avenir.

La messe est donc une action qui s’adresse au Père, par le Fils dans l’Esprit.

– Elle nous conduit au Père, par le Fils dans l’Esprit.

– Elle nous unit au Père, par le Fils dans l’Esprit.

– Elle nous fait rendre grâces au Père, par le Fils dans l’Esprit.

Père, Fils et Esprit, tous trois sont indispensables. Chacun des trois a son propre rôle à jouer.

La messe est une action trinitaire.

E. K. Risto

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La petite souris (14) : le baptême de Jésus

Bonjour à vous tous !

Je suis heureuse de vous voir toujours aussi nombreux à venir visiter la sacristie ! Aujourd’hui, si vous le voulez bien, nous allons regarder le dernier tableau : Le baptême de Jésus.

En regardant ce tableau, n’avez-vous pas l’impression d’entendre Jean et Jésus se parler ?

« C’est moi qui ai besoin de me faire baptiser par toi, et c’est toi qui viens à moi ! »

« Pour le moment, laisse-moi faire, c’est de cette façon que nous devons accomplir parfaitement ce qui est juste »

Voici que les cieux s’ouvrent et une voix dit : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en lui j’ai mis tout mon amour. » (d’après Mt 3, 13-17)

Peut-être vous posez-vous la question : Pourquoi Jésus vient-il se faire baptiser ? En a-t-il besoin ?

En se présentant pour recevoir le baptême de Jean, Jésus se soumet à la volonté de son Père et se range humblement parmi les pécheurs. Il est l’Agneau de Dieu qui prend ainsi sur lui les péchés du monde. Le baptême de Jésus dans le Jourdain annonce et prépare son baptême « dans la mort »

Vous avez vu ces deux personnages dans l’ombre des nuages, derrière la nuée lumineuse ? Ils sont là comme pour « ouvrir » les cieux. Vous voyez, on dirait qu’ils tiennent un rideau. Il rappelle le rideau déchiré du Temple du Vendredi Saint.

- C’est vraiment un beau tableau, ne trouvez-vous pas ?

- Tu as une question ? Pose là toujours, mais je ne suis pas sûre de savoir te répondre !

- Pourquoi Jean le Baptiste porte-t-il une croix en baptisant Jésus ?

- J’avais bien peur que l’un de vous pose cette question… je me la suis posée également… Je pense que si Jean Baptiste porte un bâton en forme de croix, c’est parce que son martyre n’aura de sens que par la croix de Jésus… Si vous regardez des tableaux de Jean Baptiste enfant, il a presque toujours le même bâton !

Est-ce que quelqu’un parmi vous a une autre explication ? N’hésitez à nous en faire tous profiter. Vous pourrez aussi laisser un commentaire sur le blog si une fois chez vous, vous avez une explication plus intéressante à nous partager.

La prochaine fois je vous dirai qui a peint ces quatre très beaux tableaux. A bientôt !

LPS

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Et Moi je vous dis…

Dans l’évangile de ce jour, nous sommes toujours dans le « discours sur la montagne »… ce grand discours inaugural de l’activité pastorale de Jésus dans l’évangile selon Saint Mathieu.

Nous avons juste entendu les béatitudes et la comparaison avec le sel de la terre et la lumière du monde… et voilà que Jésus prend le centre de ses paroles.

Vous avez appris, on vous a dit, vous avez entendu… mais Moi je vous dis.

Si dans les deux dimanches précédents nous pouvions nous demander de quel droit Jésus nous disait ce discours, très vite il s’engage.

N’écoutez pas toutes ces interprétations faites par des hommes au coeur dur… ne suivez plus tous ces « on » qui vous entraînent à vivre dans l’obscurantisme… apprenez à vivre dans la vérité et vous serez, avec Moi, la lumière des nations…

Car ne l’oublions pas, si dimanche dernier Jésus nous disait que nous sommes « la lumière du monde », ce n’est pas à cause de nos mérites, mais à cause de Lui, vraie « lumière qui éclaire les nations ».

Que notre ‘oui’, soit ‘oui’… que notre ‘non’, soit ‘non’… tout le reste vient du malin, du diviseur…

Mettons-nous donc à l’école de celui qui est venu nous apporter le salut de Dieu… de celui qui est le ‘chemin’ de ‘vérité’ qui mène à la vraie ‘vie’…

C’est là que nous apprendrons à vivre les béatitudes et à donner du goût à la vie de nos contemporains !

Jordi Postius

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Signes, symboles, paroles de la messe (11) : et du Fils…

Si le Père est toujours le premier servi au cours de la messe, nous ne pouvons pas oublier que c’est le Christ qui nous y entraîne.

C’est le Fils qui nous demande de nous tourner vers son Père et de lui rendre un culte éternel.

Pour aller au Père, nous passons par le Christ. Nous n’allons pas au Père en ligne directe.

Dans la messe, le Fils se dit dans les lectures.

L’Évangile est toujours le point vers où convergent les trois autres lectures.

C’est aussi à partir de l’Évangile que les oraisons sont souvent rédigées.

Et l’Évangile est le lieu où le Fils de Dieu dit Sa Parole. C’est pourquoi il est acclamé autrement plus solennellement que les autres lectures.

Le Verbe se dit dans les mots recueillis pas Mathieu, Marc, Luc ou Jean.

Mais il n’y a pas que l’Évangile qui nous dit que le Fils est là à nous attirer vers le père.

Toute la prière eucharistique n’est que l’action de grâces du Fils pour le Père.

Pour arriver à Dieu nous nous appuyons sur le Christ. « Personne n’a vu le Père sinon le Fils Unique », qui le voit, voit donc le Père. Il est le médiateur.

Ce que nous accomplissons, nous le faisons par lui, avec lui et en lui. En passant par le Christ nous sommes assurés que notre prière atteindra le Père lui-même.

E. K. Risto

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La petite souris (13) : descente de croix

Bonjour mes amis !

Comment allez-vous depuis la dernière visite ? Vous allez tous très bien ! J’en suis heureuse. Moi aussi dans l’ensemble je me porte bien, un petit rhume de temps en temps, c’est normal, c’est l’hiver. J’ai hâte que nous soyons au printemps car j’ai toujours froid aux pattes…

Nous voyons le troisième tableau ? OK

Comme vous le voyez ce tableau représente la descente de croix.

« Déjà le soir était venu et comme c’était la Préparation, c’est-à-dire la veille du sabbat, Joseph d’Arimathie, membre notable du Conseil, qui attendait lui aussi le Royaume de Dieu, s’en vint trouver hardiment Pilate et réclama le corps de Jésus. Pilate s’étonna qu’il fut déjà mort et, ayant fait appeler le centurion, il lui demanda s’il était mort depuis longtemps. Informé par le centurion, il octroya le corps à Joseph. Celui-ci, ayant acheté un linceul, descendit Jésus, l’enveloppa dans le linceul et le déposa dans une tombe qui était taillée dans le roc ; puis il roula une pierre à l’entrée du tombeau » (Mc 15, 42-46)

Sur ce tableau nous voyons deux hommes. L’un est donc Joseph d’Arimathie, comme il nous l’est dit dans le passage d’évangile cité plus haut. Mais qui est le deuxième ?

- Peut-être Nicodème, celui qui était venu, de nuit, trouver Jésus.

- Moi je pense que c’est Jean !

Vous avez raison, l’un comme l’autre pourrait être ce deuxième personnage, non identifié, du tableau. J’ai une petite préférence pour Jean, le seul homme qui soit resté au pied de la croix :

Jésus voyant sa mère et, se tenant près d’elle, le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère » (Jn 19, 26-27)

Marie est là. Elle voit son fils mort. N’est-ce pas la pire des douleurs pour une mère ? Marie est certainement pleine d’espérance, mais à ce moment là, je crois que son chagrin doit être immense. Nous nous rappelons que Marie gardait plein de choses dans son cœur et les méditait. Elle doit se souvenir de la prophétie du vieillard Syméon : « Une épée te transpercera l’âme »

Pour de nombreuses personnes, c’est l’échec. Nous espérions, nous, que c’était lui qui allait délivrer Israël ! Nous voyons ce tableau à la lumière de la Résurrection, mais comment aurions-nous réagi ?

Est-ce que Jésus ne nous aurait pas dit comme aux disciples d’Emmaüs : « Ô cœurs sans intelligence, lents à croire à tout ce qu’ont annoncé les Prophètes ! Ne fallait-il pas que le Christ endurât ces souffrances pour entrer dans la gloire ? » (Lc 24, 25-26)

Je vous laisse méditer ces paroles et je vous dis à bientôt !

LPS

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Signes, symboles, paroles de la messe (10) : Au nom du Père…

La messe ce n’est pas simplement une suite de textes, de signes et de symboles agencés pour que ce soit beau et priant…

Depuis que la messe est célébrée par l’Église, elle a gardé toujours la même dimension… même si elle a changé un peu sa structure visible…

Au départ l’Église a repris la structure de la prière juive. Petit à petit cette structure s’est affinée… mais elle est toujours restée centrée sur Dieu le Père.

C’est toujours le Père qui est le premier servi… c’est le Père qui est le sujet de chacune des prières de la messe. Nous nous adressons toujours au Père.

Le but de toute notre prière est bien Dieu le Père.

C’est vers Lui que monte notre prière… notre action de grâce…

C’est à lui qu’est offert le sacrifice eucharistique…

Le premier geste que nous posons à la messe, le Signe de la croix marqué sur chacun d’entre nous, nous fait prendre conscience que c’est au nom du Père que nous sommes réunis… plus tard nous dirons ensemble la prière qui nous redit que nous sommes tous fils du Très Haut.

Notre Père… A la messe nous invoquons le Nom de celui qui est au dessus de tout Nom… et comme Jésus nous l’appelons tout simplement « Père », « Abba »

E. K. Risto

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